Le mont K2

Le mont K2

Deuxième plus haut sommet du monde, le K2 est aussi considéré comme le plus dangereux à gravir ! Culminant à 8 611 mètres d’altitude, il est parfois surnommé « la montagne sans pitié ». 

Ce serait donc un véritable exploit que de réussir à planter votre drapeau au sommet du K2 qui plus est avec l'ensemble de la cordée !

Mont K2.jpeg
Sommet
8 611 m
Camp de base 1
5 135 m
Camp 6
8 001 m
Camp 4
7 023 m
Camp 2
5 509 m
Camp 3
6 437 m
Camp 5
7 548 m

Le saviez-vous ?

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Le seul 8 000 indompté en hiver jusqu'en... 2021 !

Sur la liste des 14 sommets de plus de 8 000 mètres d'altitude, il restait le seul à n'avoir jamais été gravi en hiver. Il a en effet fallu attendre l'exploit d'une équipe népalaise le 16 janvier 2021 pour la réussir pour la première fois. Les conditions météorologiques démentielles de ce sommet du massif du Karakoram situé sur la frontière sino-pakistanaise font de son ascension une mission quasi-impossible. À moins de vouloir se frotter à un vent de 400 km/h, à des températures qui peuvent chuter sous les - 40 degrés ou à des éboulements. 

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Pourquoi le nom « K2 » ?

Au milieu du XIXe siècle, l'ingénieur Thomas George Montgomerie mène la première enquête dans le Karakoram du Great Trigonometric Survey, un projet britannique qui vise à cartographier les territoires des Indes orientales. Celui-ci topographie alors les six sommets les plus imposants de cette chaîne de montagnes du nord du Pakistan, de K1 à K6 (le K faisant référence à Karakoram). Des noms locaux sont ensuite apposés sur chacun d'entre eux, hormis le K2 du fait de son isolement géographique. Trop éloigné du dernier village au sud tout comme de la ville la plus proche au nord. Sa nomination la plus largement acceptée reste donc K2.

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Une première ascension qui fait polémique

Le 31 juillet 1954 le K2 est enfin conquis. Après quatre tentatives et 70 jours d'assaut, l'expédition italienne menée par Ardito Desio, place deux hommes au sommet : Lino Lacedelli et Achille Compagnoni. Mais ce succès est entaché d'une polémique. Lacedelli et Compagnoni affirment avoir atteint leur but sans oxygène à cause d'un certain Walter Bonatti qui se serait servi dans leurs réserves. Le cadet de l'expédition dément et présente une tout autre version des faits : Lacedelli et Compagnoni l'ont contraint à improviser un bivouac dans la zone de la mort (au-dessus de 8 000 mètres d'altitude). 50 ans plus tard, l'association du « Club alpin italien » donnera raison au jeune Bonatti.

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L'obstacle ultime : le Bottleneck

Passé les 8000 mètres, bienvenue dans ce que l'on appelle la « zone de la mort », terme générique pour cette partie de l'ascension. Sur le K2, 200 mètres plus loin se trouve la partie la plus dangereuse de la route appelée le Bottleneck (goulot d'étranglement en Français) ou passage des Abruzzes. Ce couloir étroit, à seulement 400m du sommet, long de 100 m est extrêmement pentu et est exposé aux chutes de séracs. Il s'agit du chemin le plus rapide et le plus « simple » pour se rendre au sommet.

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Le 3 août 2008, une journée cauchemar

Cette date reste comme la pire journée de l'histoire du K2. Le 3 août 2008, 11 hommes ont péri en redescendant, suite à la chute d'un sérac qui avait entraîné une avalanche et compliqué grandement le passage du Bottleneck. Un documentaire sorti en 2012, appelé « The Summit », retrace cette catastrophe.

Informations issues de l'article de L'Equipe du 20 juin 2019 : 6 choses à savoir sur le légendaire K2, deuxième plus haut sommet du monde